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Les 10 (et pas un de plus) vrais avantages d’avoir un enfant

Parlons vrai. Devenir parent est avant tout une inextinguible source d’angoisses (j’ai réussi à placer « inextinguible », la classe). Donc pour tous ceux qui hésitent encore avant de procréer, à tous les futurs pères et mères indécis, j’offre ces dix indispensables et véritables avantages d’avoir un enfant.

  • Être intimement persuadé que votre enfant est le plus beau du Monde. Et inversement, par un procédé physiologique surprenant, devenir parent vous fait voir les enfants des autres tels qu’ils sont : c’est-à-dire d’une effroyable laideur. Si, si, je vous assure, ça le fait à tout le monde. Je sais pas pourquoi. Ça doit être hormonal ou un truc du genre.
  • Pouvoir partir plus tôt ou carrément éviter des obligations sociales non désirées. Exemples : mariage d’un lointain cousin que vous avez vu deux fois dans votre vie (dont une lorsque vous aviez 4 ans), réunions d’amis d’amis d’amis où, en fait, vous ne connaissez plus personne. Phrase type : « Je pense qu’on va y aller, le/la petit(e) a mal dormi la nuit dernière/ fait ses dents/ a de la fièvre/ a une gastro… Rayez les mentions inutiles.
  • Avoir au moins une personne qui se sent obligée de pleurer à votre enterrement. Même si c’est à cause du prix que lui a couté votre cercueil.
  • Avoir au moins un autre être humain qui vous aime. Et ceci alors que vous êtes con, moche et au chômedu. Cela fonctionne jusqu’à ce que votre progéniture prenne conscience que vous êtes effectivement con, moche et au chômedu. Mais, en attendant, c’est toujours bon à prendre.
  • Pouvoir arborer fièrement la pancarte « Bébé à bord » sur le pare-brise arrière de votre voiture. Bien plus que l’achat d’une poussette ou la coupure du cordon ombilical le jour de la naissance, cette simple pancarte constitue votre véritable entrée dans le monde de la parentalité. Elle signifie précisément : « Monsieur le chauffard sans permis de conduire, ivre, drogué et qui roulez à 200 km/h, si jamais il vous prenait l’envie de provoquer un accident, prière de bien vouloir – dans la mesure du possible – épargner mon véhicule car il s’y trouve un enfant en bas âge. D’avance merci. » Sage précaution.
  • Pouvoir faire preuve de créativité. Marre des prénoms banals ? Assez des Pierre, Paul, Jacques ? Tentez l’original ! Vous êtes fans de Star Wars ? « R2D2 » ou « Jabba The Hutt » vous raviront. Mordus de forums ou de chats sur Internet ? Pourquoi pas « Misslibelluledamour » ou « Kevinlebossdu93 » ? Férus de bricolage ? « Tringlarido », « Tassodedouze », « Black » et « Decker » pour des jumeaux… Allez-y, lâchez-vous ! Votre enfant vous remerciera plus tard, vous verrez.
  • Pouvoir mettre à l’épreuve votre charisme et votre autorité naturelle. Vous n’en avez pas assez de n’engueuler que le chien ? Faites un enfant et exercez-vous sur un être humain plus faible que vous
  • Savoir enfin quoi mettre en fond d’écran de votre ordinateur professionnel. Jusqu’à présent, vous alterniez entre le logo terne de votre boîte (SOCOTEC 2000) et les photos de vos dernières vacances en Guadeloupe. Désormais, plus d’hésitations. Deux avantages : la photo de votre gamin vous rappelle pourquoi vous bossez et constitue un sujet consensuel et inépuisable autour de la machine à café.
  • Pouvoir réviser les grands classiques littéraires, cinématographiques et musicaux. Petit Ours brun, Tchoupi et doudou, Ainsi font, font, font… Tous les chefs-d’œuvre incontournables.
  • Pouvoir vous créer vous-même un ami. Votre vie sociale est au plus bas ? Qu’importe. Comme chez Ikea, faites-le vous-même. Le copain do it yourself. Inconvénient majeur : il faudra attendre une quinzaine d’années avant d’en faire un adversaire digne de ce nom sur Playstation.

Ultima Verba : les derniers mots avant de mourir

« Toi aussi, mon fils », Jules César.

« Money can’t buy life », Bob Marley.

Les derniers mots de personnes célèbres sont parfois restés gravés dans l’Histoire. Mais connaissez-vous les derniers mots de Jean-Pierre Dupuy, quincailler à Bergerac ? Et ceux de Josiane Grandjean, prothésiste dentaire à Bourg la Reine ? Non ? Vous ne connaissez pas les plus belles paroles d’anonymes juste avant de mourir ? Alors, les voici.

  • Aucun risque, il est pas chargé.
  • Combien tu paries que je saute d’ici ?
  • Attends t’inquiète, ressers moi un dernier « skaï », je vais te montrer comment je conduis.
  • Ouais je sais que ça a pas le même goût qu’en France mais il est pas un peu daubé le curry là ?
  • Merci encore. J’en rêvais vraiment de ce baptême en chute libre.
  • Alors c’est ça la Canebière ? Mais c’est vraiment de la meeerde cette ville !
  • M’en tape qu’il fasse du MMA, mate un peu comment je vais emballer sa meuf à ce tocard.
  • Oui je le veux… PAS ! Non j’deconne ! Haha tu verrais ta tête !
  • Non merci pas besoin de baudrier, la gravité n’est qu’une des théories possibles.
  • Euh, j’y connais rien en avion mais l’aile en feu c’est normal là ?
  • Les gros chiens comme ça, plus ça aboie moins c’est méchant, tu vas voir.
  • Alors, si je me souviens bien, tu dois rapprocher le fil bleu et le fil rouge coooomme ça.
  • C’est la première fois que je mets les pieds dans une mosquée, c’est très joli, mais je me demandais : vous y croyez vraiment à tout ça ? Mahomet, toutes ces conneries ?
  • Elle est plus toute jeune mais tiens bien l’échelle stp.
  • Allez, piste noire ! Tout schuss !
  • Il prend pas le barbec. Passe moi le jerrycan.
  • Les motos, la bière, les gros muscles, les tatouages, je pense que tout ça, c’est pour mieux refouler votre homosexualité.
  • Ça vaaaaa, un taureau c’est comme une grosse vache.
  • Tout le monde dit « cheeeeese », attendez je recule encore un peu.
  • Tu sais quoi ? Je vais prendre tous les médocs d’un seul coup, ce sera fait.
  • Oui je garde mon parapluie. Pas envie d’être trempé sous cet orage.

Les 10 ingrédients pour faire une bonne série policière française.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles ne sont pas légion. Scénaristes mal inspirés, dialogues improbables, situations irréalistes… la plupart du temps les séries françaises brillent par leur platitude et leur manque d’authenticité. Et lorsqu’on les compare à leurs homologues d’outre-Atlantique, nous vient tout à coup une envie de pleurer.

Vous désirez redonner à la France les séries qu’elles méritent ? Vous souhaitez en produire une vous-même et ainsi relever le niveau ? Je suis là pour vous épauler. Tout d’abord, un seul mot d’ordre : RE-A-LIS-ME ! Il faut coller le plus possible à la réalité quotidienne des flics français. Il faut que « plus réaliste » ne soit pas possible. Plus réaliste, ce serait un documentaire.

  • Faire sponsoriser la série par de grands groupes de l’industrie du tabac. Tous les acteurs (même les enfants) doivent avoir une clope au bec. La fumée c’est très cinématographique. Il faut que chaque plan en soit inondé, que le téléspectateur puisse choper un cancer du poumon rien qu’en regardant.
  • Mettre le directeur de la photographie au chômage technique. Les actions se passent la plupart du temps dans des ruelles sombres. Pour éclairer vos scènes, un stagiaire avec une lampe de poche dans un coin suffira.
  • Mettre la maquilleuse au chômage technique. N’hésitez pas à filmer des sales gueules et en gros plan. Insistez sur les boutons d’acné. Ré-a-lis-te.
  • Le réalisateur devra être un ancien fonctionnaire de police. Ça crédibilise la série. Même s’il n’a passé que 2 ans à remplir des PV de stationnement.
  • Toujours sur les nerfs, les héros doivent facilement en venir aux mains. Quoi ? Qu’est-ce que t’as dit là ? Répète un peu ! Comment ça, « Bonjour, Monsieur » ?
  • Toujours sur les nerfs, les héros doivent facilement sortir leurs armes. La gâchette facile, ça fait viril. A la moindre contrariété, je bute quelqu’un. Un regard de travers ? Je bute un passant. Une erreur sur la monnaie du pain ? Je bute la boulangère. Réaliste, on vous dit.
  • Les dialogues doivent obligatoirement comprendre des torrents d’injures. Un gros mot par phrase minimum. Exemple : le flic/héros dîne en famille.

— Espèce de petit morveux, tu vas me passer le biiip de sel et plus vite que ça, petite biiip !

— Je t’emm biiip vieux biiip ! Tu commences vraiment à nous biiip etc…

Une échauffourée éclate entre les protagonistes (cf. point n°5). L’un d’eux sort un flingue (Cf. point n°6). Seul le survivant pourra finir son plat, avec le sel en prime.

  • Tous les acteurs / actrices / animaux de compagnie / plantes vertes… doivent porter un vêtement en cuir noir.
  • Tous les acteurs doivent se laisser pousser une barbe de 3 jours. Oui, même les actrices. Je sais pas moi, démerdez-vous, adressez-vous au cirque Pinder.
  • Pas de manichéisme. La différence entre les bons et les méchants, c’est de l’histoire ancienne. Flics ou voyous, on s’en fout. Les bons doivent être un peu méchant, voire plus que les méchants qui eux-mêmes doivent être meilleurs que ceux censés être bons. Hein !? Comment ça, on comprend rien ? T’arrête ou je sors mon flingue ?

Nouveau dictionnaire : définition actuelle de mots communs

Le temps passe. Les choses changent. Certains mots (ou expressions), pourtant courants, ont évolué et leur sens, de nos jours, est quelque peu différent. Pour ne pas commettre d’impair en société, voici leur nouvelle définition.

  • Rétroviseur intérieur : lieu privilégié d’expression de la foi.
  • Normalité : ce que tout le monde considère comme communément admis… par les autres.
  • Gentillesse : ce que les cons perçoivent comme de la faiblesse.
  • Intuitu Personae : locution latine signifiant « à la gueule du client ».
  • Rabelaisien : comportement d’une personne qui grâce à son argent, sa célébrité ou son pouvoir peut se permettre de se comporter comme un gros porc. Exemple : Gérard Depardieu est un acteur très Rabelaisien.
  • Généreux (en cuisine) : adjectif signifiant « beaucoup trop de ». Exemple : Soyez généreux sur le beurre.
  • Inventaire à la Prévert : expression signifiant « joyeux bordel ». Mais on cite un poète dedans. Ça fait mieux.
  • Al Dente : expression italienne signifiant en français : « j’en ai eu marre d’attendre ».
  • Entrepreneur : personne qui a compris qu’il était plus malin et rentable de faire bosser les autres.

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